Transition de la fécondité

L’un des résultats les plus significatifs en matière de politique de population issus de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) de 1994 est l’augmentation du nombre de gouvernements africains ayant mis en place des politiques visant à réduire la fécondité. Ce nombre est passé de 25% en 1976 à 68% en 1996, puis à 83% en 2016. Selon les théories classiques de la fécondité, les taux de fécondité sont associés négativement à des facteurs structurels tels que la croissance économique, l’urbanisation, l’éducation des femmes, la baisse de la mortalité infantile et la préférence pour les familles moins nombreuses. Les déterminants proches de la fécondité incluent l’âge à la première union, l’utilisation de méthodes de contraception moderne et l’accès à des services d’avortement sans risque. Malgré les progrès économiques et la baisse des taux de mortalité infantile, la fécondité de l’Afrique décroît plus lentement que ce qui a été observé dans d’autres régions du monde avec les mêmes niveaux de de développement économique et des taux de mortalité infantile similaires. Des explications pour ce paradoxe sont nécessaires. De plus, il existe encore plusieurs zones d’ombre sur la manière dont les ménages prennent les décisions sur la fécondité et sur la manière dont celles-ci sont influencées par l’économie des ménages. Ce sous-thème vise à examiner en quoi la transition de la fécondité en Afrique diffère de celle observée dans d’autres régions.
De manière spécifique, les sessions devront aborder les sous-thèmes suivants :
a) L’influence des politiques gouvernementales sur la transition de la fécondité
b) Les modèles de fécondité s’écartant des théories conventionnelles
c) Les théories du genre sur la fécondité
d) Les théories économiques de la fécondité au niveau micro, par exemple, l’utilité marginale des enfants/ naissances.

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